Rome intérim
«Il ne manquait plus qu'une décision de ce genre pour que toute cette histoire tourne à la farce», commentait hier le journal sportif italien Corriere dello sport. «Il a fallu quatorze mois pour arriver à une décision concernant Pantani et, pour la deuxième fois, le coureur est condamné, puis absous», ajoute le commentaire, qui dénonce «l'incapacité des instances sportives italiennes à combattre le dopage». La commission d'appel de la fédération italienne de cyclisme a en effet annulé samedi la sanction de huit mois de suspension pour dopage infligée à Marco Pantani en première instance, le 17 juin dernier. Le cycliste était accusé d'avoir utilisé de l'insuline lors du Tour d'Italie en 2001.
Une seringue contenant des traces du produit avait été retrouvée par les policiers lors d'une fouille dans sa chambre d'hôtel à Montecatini Terme. «Rien ne prouve que la seringue découverte appartienne vraiment au coureur», a conclu la commission samedi, qui promet de présenter à la presse ses motivations complètes cette semaine.
Démission. La décision a entraîné la colère du Comité olympique italien (Coni) qui avait renvoyé l'affaire devant le pouvoir sportif fédéral. «Je refuse de couvrir un système sportif en faillite», a déclaré Giacomo Aiello, responsable de la commission antidopage du Coni, qui a aussitôt annoncé sa démission. «Notre système sportif n'a pas les anticorps nécessaires pour faire face au problème du dopage», a-t-il ajouté. La commission du Coni veut maintena




