Les compétitions sportives se suivent et la question du dopage en est l'invité obligé dont on ne parvient plus à se débarrasser. Après l'affaire Rumsas en conclusion du Tour de France, l'attention va se déplacer à partir d'aujourd'hui à l'Olimpiastadion de Munich où débutent les 18es championnats d'Europe d'athlétisme. L'an dernier, les Mondiaux d'Edmonton au Canada s'étaient ouverts sur le scandale Olga Yegorova, contrôlée positive à l'EPO quelques semaines auparavant, lors du meeting du Stade de France à Saint-Denis. Mais l'athlète russe était «blanchie» par la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) pour vice de forme : les responsables du meeting de Saint-Denis avaient appliqué la méthode mise au point par le laboratoire de Châtenay-Malabry, un contrôle urinaire unique, test non validé par l'IAAF.
Sifflets. Les avocats de la «positive-non dopée» comme la Fédération russe d'athlétisme, n'avaient même pas eu à forcer la voix pour obtenir satisfaction. Et sur le tartan, elle n'avait pas eu à forcer son «talent» pour remporter le 5 000 m sous les sifflets d'une partie du public. Egalement épinglée, la Brésilienne Dos Santos, candidate pour le titre sur 800 m, eut moins de chance avec une suspension à vie. Les Français ne furent pas épargnés avec le sprinter Christophe Cheval, contrôlé positif à la nandrolone à Edmonton comme lors d'une réunion à Tergnier (Aisne). L'athlète a été suspendu pour deux ans. Sur les 747 contrôles effectués en France en 2001, 24 se sont révélé




