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Libération

Dopage ou pas, le public s'enflamme

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Dieter Baumann et Paula Radcliffe acclamés avec la même ferveur.

Publié le 09/08/2002 à 0h37

La Britannique Paula Radcliffe, nouvelle championne et recordwoman d'Europe du 10 000 m, et l'Allemand Dieter Baumann, vice-champion d'Europe en 1998 et classé deuxième de cette épreuve à Munich, coincé entre deux Espagnols, ont un statut bien différent à l'égard du dopage. A l'exception de leur paranoïa sur les éventuelles substances illicites que l'on pourrait introduire dans leurs aliments.

Paula Radcliffe combat le dopage sans relâche. Mardi soir, elle a fait provisoirement taire ses critiques. Sans rien ignorer de ses engagements ultramédiatisés, les quelques milliers de spectateurs restés dans l'Olympiastadion l'ont acclamée sans discontinuer, et l'athlète aux longues chaussettes a pu interpréter sa popularité d'un soir auprès des Allemands comme une légitimation de ses choix. Mercredi soir, même heure, même météo déréglée, le 10 000 m version homme, avec Baumann. Une icône aussi dans son pays, il est connu d'abord pour sa dénonciation des méthodes institutionnalisées de l'ex-Allemagne de l'Est sur la «préparation» des athlètes avant d'être à son tour rattrapé par un contrôle positif à la nandrolone.

Une sombre histoire, du moins pour l'intéressé, se disant victime d'un complot. Le public hurle son soutien au coureur de fond âgé de 37 ans, revenu après deux ans de suspension. «Cours Dieter», dit une pancarte. A l'eau claire ? Qu'importe ? Ce qui était vrai mardi soir ne l'est plus forcément le lendemain. Les amoureux de l'athlé n'aiment pas le dopage. Mais ils détestent

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