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Libération

Dopage: Benoît Z fonce dans le tas

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Le marathonien «s'interroge» sur les autres athlètes.

Publié le 12/08/2002 à 0h38

Munich, envoyé spécial.

Le «dégazage» Zwierzchlewski a eu lieu vendredi dernier. Comme les tankers, il a laissé des traces. Troisième point-presse de la délégation française près de l'Olympiastadion. Le meilleur marathonien français a 27 ans, le crâne rasé, et aime les tatouages. On l'appelle Benoît Z, par commodité de langage, mais aussi parce que ce «Z» si évocateur colle à son besoin d'imposer sa griffe. Il vient juste d'arriver de Marseille. Le Nordiste, natif de Mouscron, en Belgique, s'est installé depuis quelques mois dans la cité phocéenne, où il s'entraîne avec Joseph Mahmoud, et s'en porte apparemment très bien.

Premier tacle. On l'avait connu un brin querelleur. Il semble paisible, enjoué, disert et pas avare de bonnes formules. Cela commence léger, convenu. Ses chances à Munich ? Moins bonnes, assure-t-il, que pour le marathon de Paris, remporté brillamment cette année. Puis, très vite, premier tacle. Il évoque les noms de fondeurs français, absents de la délégation à Munich. «Ils préfèrent aller au marathon de New York plutôt que de porter le maillot dans un championnat d'Europe. Aller se casser les jambes là-bas, c'est un choix de pognon, ils ont pas essayé de trouver des solutions avec la fédération et ça a été réciproque, il n'y a pas eu de dialogue.» Jusque-là, lui-même n'avait pas la réputation d'y être facilement porté. «Avant, j'étais comme un bourrin, ça m'a joué des tours. Ces gens de la fédé sont comme des fonctionnaires, ils attendent des manières, je m

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