Grenoble correspondance
Il ne reste plus vraiment d'espoir de retrouver vivant le snow-boarder français Marco Siffredi, 23 ans, porté disparu depuis dimanche à l'Everest. Ce Chamoniard était entré par surprise dans l'histoire de l'himalayisme en mai 2001, en réussissant la première descente intégrale du versant tibétain de l'Everest (8 850 m), par le couloir Norton, en face nord. Avant lui, personne, ni à ski ni en snow-board, n'y était parvenu...
Première. Cet exploit n'avait pas suffi à Marco Siffredi, envoûté par l'Everest. Il existe dans cette face nord, presque à l'aplomb du sommet, un second et superbe couloir, long de plus de deux mille mètres, extrêmement étroit par endroits et incliné à 45 °: le couloir Hornbein. Marco Siffredi voulait, en cette fin d'été, en réussir la première descente en snow-board.
Tout avait bien commencé. Il s'était acclimaté à l'altitude depuis la fin août, traçant avec son équipe très réduite (deux sherpas) l'itinéraire de montée (la voie normale tibétaine, par l'arête nord-ouest). Il y a beaucoup de neige sur l'Everest en cette saison automnale boudée par les grosses expéditions commerciales. Et pourtant, dimanche, par temps clair, Marco Siffredi a atteint le sommet avec ses sherpas, devenant ainsi le deuxième Français à avoir gravi l'Everest à deux reprises.
A 16 heures environ, son ami Olivier Besson, guide megèvan arrivé sur place depuis peu, l'a observé aux jumelles, depuis le camp de base avancé, dans les premières dizaines de mètres de sa




