Edita Rumsas reste à la maison d'arrêt de Bonneville (Haute-Savoie), où elle est incarcérée depuis le 30 juillet. Comme le redoutaient ses avocats mercredi dernier, à l'issue de l'audience devant la Chambre d'accusation de la cour d'appel de Chambéry, celle-ci a confirmé hier le rejet de la seconde demande de mise en liberté de l'épouse du coureur cycliste lituanien, troisième du Tour de France, soupçonnée d'aide au dopage.
Auditions. Les magistrats estiment nécessaire son maintien en détention alors que des investigations sont encore en cours et de nouvelles auditions envisagées, notamment parmi les membres de la Lampre, l'équipe italienne de son mari. D'autre part, le juge Frank Guesdon, en charge du dossier, de retour de vacances lundi prochain, souhaite l'entendre à la lumière des déclarations faites par son mari et sa mère aux enquêteurs du SRPJ de Lyon, le 10 septembre en Toscane, où réside le couple.
Le juge Guesdon pourrait disposer du rapport d'analyse de certains des 37 produits et ordonnances retrouvés le 28 juillet dans le coffre de la voiture de la jeune femme, lors d'un contrôle de «routine», à l'entrée du tunnel du Mont-Blanc. Selon plusieurs spécialistes interrogés par la police, il s'agit d'un matériel complet et sophistiqué de dopage.
Dans les milieux proches de l'enquête, on confirme aussi désormais sans réserve la présence d'EPO (érythropoïetine) dans certaines des seringues prêtes à l'emploi et contenues dans une sacoche portant le nom de Raimondas Rumsas,




