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Corée : les mystères du Nord fascinent le Sud

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Publié le 01/10/2002 à 1h15

Séoul envoyé spécial

Les Jeux asiatiques 2002 qui se sont ouverts dimanche à Busan en Corée du Sud ont déjà leurs vedettes : les footballeurs nord-coréens. Lointains héritiers de la mythique formation de l'attaquant Pak Do-ik qui parvint en quart de finale au mondial anglais de 1966 en battant l'Italie, les 22 joueurs débarqués de Pyongyang n'ont rien à envier en popularité aux Diables rouges du Sud.

Effervescence. Leurs entraînements ouvrent les journaux télévisés. Leur sélectionneur depuis septembre 2000, Li Jong-man, est plus sollicité que celui du Sud, Park Hang-seo, successeur du Néerlandais Gus Hiddink : «S'ils le pouvaient, les sponsors se bousculeraient», rigole Jae Kyu-park, ancien ministre de la Réunification du Sud et inspirateur de la politique de rapprochement. Une effervescence qui n'est pas pour déplaire à l'italien Fila, partenaire exclusif de cette fédération tout droit sortie de la guerre froide.

Le match historique entre les deux Corées à Séoul le 7 septembre (0-0) a démontré qu'au Nord on jouait toujours au foot. Mais les 22 joueurs conviés à Busan sont entourés d'un parfum d'espionnage à la John Le Carré. Leur origine, leur carrière, le rang de leurs clubs, leur nombre de sélections restent en effet secrets. Et rien de ce qui les concerne n'échappe au pouvoir : «Kim Jong-il [l'homme fort du régime stalinien, fils du «grand leader» Kim Il-sung] en personne a approuvé notre projet de match», se souvient Jean-Jacques Grauhar, secrétaire général de la chambre d

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