S'il avait eu l'intention de déclencher une polémique en pleine trêve des confiseurs, François d'Aubert, député-maire (UMP-DL) de Laval (Mayenne) et ancien membre de l'ex-mission parlementaire sur le blanchiment d'argent sale en France, ne s'y serait pas pris autrement. Ses déclarations sur le site Internet sports. fr sur le blanchiment dans certains clubs de foot, notamment en Corse, ont donné un coup de sang à plusieurs responsables. «Etre un spécialiste de la lutte contre l'argent sale n'autorise pas M. d'Aubert à dire tout et n'importe quoi, a ainsi déclaré Marc Riolacci, le président de la Ligue corse de football. Il y a eu une instruction sur une éventuelle double billetterie à Bastia, elle s'est soldée par un non-lieu. Ces rumeurs existent depuis 10 ou 15 ans. C'est facile de les colporter.» Jeudi pourtant Frédéric Thiriez, le président de la Ligue de football professionnel, avait soutenu la démarche de François d'Aubert : «On a besoin d'une loi pour lutter contre le blanchiment d'argent sale, qui concerne l'immobilier, le tourisme, mais aussi de plus en plus le sport professionnel». Ancien avocat, Thiriez entend incarner une nouvelle époque pour le foot hexagonal, alliant plus de transparence et de compétence. Il a rappelé avoir été élu «sur un programme qui place au premier plan l'éthique et la morale».
Banditisme. Ces derniers mois, la Ligue comme la Fédération française de football ont été confrontées à une série d'affaires illustrant, en Ligue 1, le manque d'étanc




