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Libération

L'Egypte en quête d'exploit hors d'Afrique

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Publié le 30/04/2003 à 23h04

Le Caire correspondance

Il aura donc fallu quatre-vingts ans aux Pharaons pour croiser le fer avec la France. Affiliée à la Fifa dès 1923, l'Egypte faisait déjà partie, en 1957, des quatre fondateurs de la Coupe d'Afrique des nations (CAN). Elle a depuis remporté quatre fois cette compétition, un record partagé avec le Cameroun. Mais hors d'Afrique, les Pharaons ne jouissent pas de la même réputation. Et pour cause : invités à la Coupe du monde en 1934, ils n'y ont participé qu'une autre fois, en 1990, en Italie. C'est l'âge d'or du foot égyptien, marqué par une domination de ses clubs sur les coupes africaines. En 1990, les Pharaons font mieux que se défendre face aux Pays-Bas champions d'Europe en titre (1-1). Une défaite sur le fil face à l'Angleterre (1-0) met fin au rêve.

La suite n'est pas à la hauteur des espérances : l'Egypte rentre dans le rang, elle ne parvient plus à décrocher son billet pour la Coupe du monde. La passion des Egyptiens pour le ballon rond reste intacte. Le soir de la finale de la CAN 1998 contre l'Afrique du Sud (2-0), où une équipe annoncée moribonde décroche son quatrième sacre continental, une immense clameur d'orgueil fait trembler le Caire.

Un souffle. A chaque match, l'Egypte vit au ralenti. Les rues se vident, tout le monde fonce au café fumer le narguilé devant la télé, les rares taxis de la capitale montent le son de l'autoradio. Même les vendeurs du souk du Khan el-Khalili sont subitement plus préoccupés par la qualité de l'image de leur éc

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