Après la réunion houleuse du conseil d'administration de la Ligue de football professionnel (LFP) le week-end passé à Marseille (Libération d'hier) et avant le verdict en appel de Monaco mercredi, relégué en Ligue 2 par la DNCG (Direction nationale de contrôle et de gestion), le président de la LFP, Frédéric Thiriez, précise les débats qui traversent le foot français.
Le rejet d'un retour à une élite à 18 clubs (la Ligue 1 en compte 20 actuellement, ndlr) est-il un échec personnel ?
Je ne le conçois pas comme cela. Mon rôle est de faire des propositions. Il y a eu une poussée de fièvre à Marseille, qui traduit une inquiétude sur le plan économique. C'est une nécessité reconnue par tous, mais le problème concerne plus les modalités de ce retour à 18 clubs, et notamment la réorganisation de la Ligue 2.
Votre première année de mandat a été plutôt agitée.
Je ne m'attendais pas à ce que ce soit de tout repos. J'ai été élu avec une feuille de route très claire. Tout d'abord, pour que le football professionnel retrouve un peu de calme et de la sérénité ; je crois que c'est le cas. Ensuite, je m'étais engagé à moderniser le football. Le chantier des réformes est dans le projet de loi du ministère des Sports qui va être présenté au Sénat.
Ce projet de loi semble être taillé sur mesure pour le foot ?
Les idées qui sont à la base de ce projet sont en effet venues du football professionnel. Le ministre a entendu nos revendications concernant la propriété pour les clubs des droits télévisuels,




