Qu'est-ce qui a tué Marc-Vivien Foé ? A propos de la mort du joueur camerounais, décédé, jeudi, à Lyon, lors de la demi-finale de la Coupe des confédérations Cameroun-Colombie à Lyon, Jean-Marcel Ferret, médecin de l'équipe de France, penchait encore vendredi, pour la thèse de la rupture d'anévrisme et du «coma de type neurologique». Il argumentait : «Quand l'équipe est entrée sur le terrain, il avait un bon pouls, une bonne tension. La cause du malaise n'est a priori pas cardio-vasculaire.» Une hypothèse bien vite démentie par les premiers résultats de l'autopsie pratiquée, vendredi, à Lyon : difficilement décelable en amont, sinon par IRM, la rupture d'anévrisme ne laisse en revanche aucun doute à l'autopsie, tant le cerveau ou la cage thoracique sont inondés de sang. Reste donc les défaillances cardiaques. Elles peuvent provenir d'une pathologie, au quel cas l'autopsie permettra assez rapidement de découvrir d'éventuelles malformations.
Analyses. Selon le procureur de Lyon, qui travaille dans le cadre d'une enquête «en recherche des causes de la mort», après l'autopsie, des analyses toxicologiques fouillées ont été confiées à deux laboratoires, «dont l'un particulièrement pointu». Les résultats sont attendus en milieu de semaine prochaine. Ensuite, l'affaire sera classée en cas de mort naturelle, ou une information judiciaire sera ouverte. Vendredi, le parquet a également entendu plusieurs personnes «dans la périphérie du joueur». Le médecin de l'équipe camerounaise notamm




