Sébastien Castella est biterrois par son père, polonais par sa mère, andalou par son mode de vie et, depuis son alternative en août 2000, inédit ou presque dans les grandes ou les moins grandes ferias espagnoles. Alors qu'il triomphe régulièrement en France, qu'il est cet hiver sorti a hombros des arènes de Manizales et de Cali, en Colombie, que nombre de critiques taurins espagnols le considèrent comme un des espoirs de la nouvelle génération avec César Jimenez, Ivan García ou Matías Tejela, il reste, de l'autre côté des Pyrénées, un torero marginalisé : il n'était programmé ni à Valence en mars, ni à Séville en avril, ni à Madrid en mai.
Casse-gueule. Pour Valence, on sait. El Juli a de l'influence, son père est copain du père du torero Eugenio de Mora et l'a imposé à la place de Castella. A Séville, les postes sont chers, et on lui proposait une corrida casse-gueule avec des toros de Cuadri. Il n'aurait pas été programmé dans de bonnes conditions à Madrid, parce que son apoderado, Luis Alvárez, s'est présenté à l'adjudication des arènes contre les frères Lozano, actuels gérants. Il n'était pas à Alicante en juin, pas à Valencia en juillet, il ne sera pas en août à Alméria, ni à Malaga et encore moins à Salamanque en septembre, pour ne citer que quelques ferias importantes et quelques injustices flagrantes. Castella commente : «Des fois, on est en colère. Est-ce que c'est injuste ? Oui et non. On se dit : "Ils auraient pu me mettre." Mais, d'un autre côté, comme novillero,




