Armel Le Cléac'h ? Le Breton qui a battu Alain Gautier de 13 secondes lors de la dernière édition de la Solitaire du Figaro, course qui s'est achevée le 22 août à Saint-Nazaire, est brusquement sorti de l'anonymat. Dix jours après sa fracassante victoire, le petit gars sympathique de 26 ans, grand maigre avec un gros nez, est reparti en solo pour la Route du Ponant, entre Saint-Gilles-Croix-de-Vie (Vendée) et Perros-Guirec (Côtes-d'Armor). L'arrivée de la dernière étape du championnat de France Solitaire, dont Le Cléac'h occupe la tête devant Erwan Tabarly, doit être jugée le 12 septembre.
Au premier abord, le garçon est difficile à cataloguer. Il n'a rien du beau gosse, doué et capricieux à la Cammas. Dur de l'imaginer avec la rigueur et l'austérité d'un Desjoyeaux. Encore moins comme une tête brûlée aux allures paternelles, version Kersauson. Sa famille le porte. Sa soeur Katel, ses frères Ronan et surtout Gaël. L'aîné qui a ouvert la voie, participant à la Solitaire en 1995. Père dentiste et maman au foyer sont ses fans numéros 1. «Quand j'ai com mencé la voile en compétition, mes parents me suivaient, en France et en Europe. Pendant les week-ends, leurs vacances. Si je suis là aujourd'hui, c'est grâce à eux.» Les larmes et les accolades, le soir de la victoire à St-Nazaire, en disent long sur l'amour qu'il y a dans cette famille.
Bizuth. Originaire de Saint-Pol-de-Léon, Armel commence très jeune les croisières sur le bateau familial : «Les îles britanniques et la mer d'Irl




