«La première victoire est d'être au poids.» La maxime est récurrente à Osaka, au Japon, pour les Championnats du monde de judo. Entre 7 et 8 heures, le matin de leurs combats, les judokas défilent en slip pour la pesée officielle. La tolérance s'élève généreusement à 50 g et un seul essai. «Tous les judokas ont des problèmes de balance. Car ils combattent tous dans des catégories inférieures à leurs poids réels. Le régime est un élément à part entière de la performance, Alain Frey, médecin des équipes de France de judo, connaît le calvaire pondéral que s'infligent ses poulains. Mais si c'est pour arriver cramé, sans énergie, autant rester à la maison. Il faut le faire de manière intelligente.»
Régimes. Ce savoir, Larbi Benboudaoud l'a acquis avec l'âge. A 29 ans, il a rationalisé ses pertes de poids, même s'il en souffre toujours autant. «Depuis que j'ai commencé la compétition gamin, je dois suivre des régimes. Ce qui me rend casanier. Je ne me jauge pas quand je me sens gros, mais je pense tourner autour de 76 kg. Mon poids de forme est à 73 kg, et pour mes combats, je dois peser, depuis dix ans, moins de 66 kg.» Si les boxeurs se pèsent la veille, le judoka n'a que deux heures de battement avant de rentrer en piste. Larbi continue : «Quand on monte sur la bascule, on a toujours une bouteille d'eau pour se réhydrater. Les derniers kilos se perdent sur la masse liquide. A 68 kg, je n'ai plus un gramme de graisse à perdre.» Benjamin Darbelet, son remplaçant en moins de 66 kg,




