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Portrait

Annabelle Euranie, la belle échappée

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Publié le 13/09/2003 à 0h58

Judo signifie «voie de la souplesse» en français. Annabelle Euranie, récente championne d'Europe, ramène son sport martial à son sens originel. 21 ans depuis une semaine, elle entre en lice aujourd'hui pour ses premiers championnats du monde à Osaka. Et postule pour la gagne. 1,72 m, 52 kg (sa catégorie), la silhouette est élégante, sublime. Les jambes d'Annabelle, elles, mériteraient un roman. Papa martiniquais et douanier, maman guadeloupéenne et gardienne d'immeuble, la belle gosse du judo français étonne. «J'ai commencé tard, à 13 ans. Personne n'y croyait. Mon père et mon frère me chambraient. J'étais encore plus frêle que maintenant. Ils pensaient que j'allais me casser.»

Ceinture orange en un mois. Si le frère et la soeur combattent depuis longtemps sur les tatamis, la cadette des Euranie a débuté par la gym, pratiquée entre 6 et 12 ans. «Je pleurais après chaque entraînement. La coach était dure. Elle nous faisait souffrir pour faire de nous des championnes. Je ne recherchais pas cela.» Grand écart. Salto arrière... Puis Annabelle se blesse. Elle envisage de sécher son premier entraînement en six ans. Le club de gym appelle et lui passe un savon. La jeune fille fonctionne à l'affectif, le lien est rompu. Elle claque la porte. «J'ai ensuite fait un an de danse. Vraiment pas mon truc. Je me bagarrais souvent avec mon frère dans sa chambre. J'ai voulu essayer le judo.» Tout va très vite. Première compétition gagnée au bout de quinze jours. Ceinture orange en un mois. Cha

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