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Libération

Toulouse, lanterne cool

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Publié le 13/09/2003 à 0h58

Toulouse envoyé spécial

Dans l'univers souvent impitoyable du football, il est une histoire rafraîchissante, celle des «pitchounes» du Toulouse Football-Club (TFC, prononcez «téfécé»). Surnommés ainsi en raison de leur jeune âge, ces footballeurs en herbe, issus pour la plupart du centre de formation du club, reviennent de très loin. Du championnat national pour être précis, l'ex-division 3, où ils évoluaient il y a deux saisons à peine.

On pourra certes rétorquer que les Sudistes, qui affrontent le PSG dimanche soir, sont lanternes rouges. Mais, en Haute-Garonne, personne ne cède à la panique. La sérénité est même troublante : «Je ne suis pas inquiet», clame Hugues Henry, le directeur général du club. «Toute expérience est bonne à vivre, et depuis trois ans on a appris à relativiser», renchérit Erick Mombaerts, l'entraîneur, avant d'ajouter : «Ici, c'est quand même un peu particulier.»

Mauvais perdant. Doux euphémisme. L'histoire, en effet, débute bien mal. Juin 2001, le TFC, classé 17e de première division, est relégué en 2e division. Jacques Rubio et l'avocat Bernard Decker, les dirigeants de l'époque, jouent les prolongations dans les prétoires. Arguant de «l'affaire des faux passeports», les deux hommes contestent le classement du championnat de France et entendent obtenir match gagné contre Saint-Etienne, Monaco et Metz, les trois clubs ayant aligné des joueurs dotés de faux papiers.

L'affaire va jusqu'au Conseil d'Etat, qui finira par rejeter la requête toulousaine. Mais

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