Sydney, envoyé spécial.
Match sans enjeu, France-Etats-Unis constitue en fait la revanche, en compétition officielle, de la finale des Jeux olympiques de 1924, qui vit l'équipe américaine battre son homologue française, à Paris, sur le score de 17-3. Au terme d'un match dont les chroniqueurs de l'époque écrivirent qu'il fut «ce qui se fait de mieux dans le domaine de l'affrontement physique sans couteaux ni pistolets.»
En net progrès. Uniques champions olympiques (le rugby a ensuite disparu des JO), les Etats-Unis ne sont pourtant pas une grande nation d'Ovalie, n'ayant remporté qu'un seul match en trois participations aux précédentes Coupes du monde, en 1987 contre le Japon. Performance qu'ils ont d'ailleurs renouvelée lundi. Les Eagles, néanmoins, ne sont pas des adversaires à sous-estimer. En 1999, ils sont ainsi les seuls à avoir marqué un essai aux Australiens. Cette année, il s'en est fallu d'un rien (une transformation manquée) qu'ils ne terrassent des Fidjiens dont tout le monde pensait qu'ils allaient facilement les surclasser.
Autant dire que l'équipe américaine, qui ne compte que cinq professionnels, dont son capitaine David Hodges qui joue à Llanelli au pays de Galles, est en net progrès. Son entraîneur Tom Billups aurait d'autant plus apprécié que George W. Bush, de passage en Australie, vienne soutenir «les boys», ainsi qu'il en avait émis le souhait, lui qui (comme Bill Clinton à Oxford) a pratiqué le rugby à l'époque où il était étudiant à Yale. Bush, qui avait




