France bat Etats-Unis 41-14 (26-0)
France : 5 essais, Liebenberg (14, 21, 48), Poux (40+1), Bru (55) ; 2 transformations, Merceron (21, 55) ; 3 pénalités Merceron (3, 9, 40+6) ; 1 drop Yachvili (65).
Etats-Unis : 2 essais, Schubert (42), Hercus (52) ; 2 transformations, Hercus.
Vingt sur vingt, le compte est bon. En remportant son quatrième match de poule, le XV de France a rempli sa mission de la première phase de la Coupe du monde, s'imposant comme un prétendant au titre de plus en plus crédible. «Cette équipe pourrait bien aller au bout», constatent à l'unisson les consultants anglo-saxons, Nick Farr Jones et David Campese en tête. «Elle monte régulièrement en puissance et, tout en conservant cette inspiration qui fait la spécificité du rugby français, elle a acquis, sous l'influence de Bernard Laporte, une maîtrise et un self-control qui forcent l'admiration.»
Raphaël Ibanez, que le statut de cadre incontournable de la formation type appelée à disputer les quarts de finale a laissé sur le banc contre les Etats-Unis vendredi, confirme : «Nous avons appris à devenir patients. Nous n'essayons plus de brûler les étapes pendant les trente premières minutes du match, les plus indécises, par tradition, en ce qui concerne la mainmise progressive d'une équipe sur l'autre.»
Modeste. Au Win Stadium de Wollongong (80 km au sud de Sydney), devant 17 833 spectateurs invités à beugler tour à tour Born In The USA et Allumez le feu, le problème se posait différemment, face à un adversaire mod




