Melbourne envoyé spécial
«Je mentirais en disant que nous souhaiterions jouer l'Australie chez elle, devant son public, parce que nous trouvons le challenge excitant», finassait Jo Maso à la veille de Australie-Irlande, samedi dernier, rencontre déterminante quant à la désignation de l'adversaire des Bleus. «Si vous voulez vraiment savoir qui nous préférons rencontrer en quart de finale, il va de soi que c'est l'Irlande que nous connaissons bien et que nous ne prenons pas à la légère», ajoutait le manager général des Français.
Générosité. L'affaire étant désormais entendue, le XV de France s'apprête à affronter une équipe qui, depuis quelques années, ne lui a pas trop réussi (l'Irlande ayant remporté trois des quatre dernières confrontations), mais envers laquelle, il a souvent fait preuve de générosité. Lui offrant ainsi le gain du match, au stade de Lansdowne Road à Dublin, au moins à deux reprises en 2001 et 2003. «Je pense que notre principal adversaire va être nous-même», confirme le pilier Sylvain Marconnet. Si nous parvenons à imposer notre système de jeu, nous ne rencontrerons pas trop de difficultés. L'Irlande est une équipe propre, organisée, mais ce n'est pas non plus l'équipe la plus à craindre, ni la plus compliquée à jouer.»
L'Irlande, surtout, a payé un lourd tribut à la coupe du monde. Eliminée à la dernière minute du quart de finale, en 1991, par les Australiens (futurs champions), et battue il y a quatre ans à Lens par les Argentins, elle voit en ce quart de f




