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Libération

Pour les Bleus, un échec et des racines

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La demi-finale face à l'Angleterre pourrait être fondatrice pour une équipe encore jeune.

Publié le 21/11/2003 à 1h59

Sydney envoyé spécial

L'équipe de France de rugby va gagner la coupe du monde, en 2007, à Paris. Tony Marsh en est persuadé. «Et si ce n'est pas celle-là, dit-il, ce sera la suivante.» Car, à l'en croire, la France a effectué des progrès considérables en cinq ans. «Et surtout, ajoute-t-il, elle possède un potentiel énorme en matière de joueurs.» Le centre néo-zélandais des Bleus s'avoue même un brin déçu. «Je suis convaincu, répète-t-il, que nous étions capables d'aller au bout.»

Il s'en est fallu d'un rien, il est vrai. Un minuscule grain de sable qui, selon la tradition, a suffi à enrayer la belle machine. Une averse en l'occurrence, handicap d'autant plus imprévisible dans un pays où il est déconseillé de laver souvent son automobile et où l'arrosage des jardins est soumis à un strict rationnement.

Mais ce jour-là, «God» avait décidé de sauver la «Queen», qui a transformé le soleil radieux de la matinée en déluge nocturne, vu qu'outre-Manche, rugby a de tout temps rimé avec pluie. «En Angleterre, 70 % des matchs se jouent sous la flotte», reconnaît ainsi Richard Pool-Jones, l'ancien flanker britannique de l'équipe du Stade français.

«L'équipe la plus spectaculaire du tournoi» (dixit Eddie Jones, l'entraîneur des Wallabies, John Eales leur ancien capitaine, et David Campese leur ailier légendaire) a donc prématurément disparu, victime des éléments et de son incapacité à les maîtriser. Preuve que rugby-spectacle n'est pas forcément synonyme d'efficacité. Jusque-là pourtant, les

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