Un magistrat instructeur du tribunal correctionnel de La Roche-sur-Yon (Vendée) va se pencher sur ce qui devient cette semaine «l'affaire Fabrice Salanson». Ce cycliste de l'équipe Brioches La Boulangère est décédé à Dresde, le 3 juin, dans son lit, à la veille de disputer le Tour d'Allemagne. Il était âgé de 23 ans. L'autopsie a vite exclu toute cause dopante, et conclu à une «mort naturelle».
Saisi la semaine dernière d'une plainte contre X déposée par la famille, le parquet a pourtant aussitôt décidé d'ouvrir une information judiciaire. «Il y a des éléments qui justifient la nomination d'un juge», expliquait hier à Libération la procureure Mireille Cadenat, sans vouloir s'étendre sur ce qui relève désormais du secret d'instruction. Même mutisme chez l'ancien employeur du coureur. «Je n'ai pas de commentaires à faire. La justice va faire son travail. Il faut respecter la douleur des parents. On prépare la nouvelle saison», nous confiait hier Jean-René Bernaudeau, directeur sportif de l'équipe vendéenne.
Les relations entre la famille et l'équipe aussi bonnes que possible dans une telle épreuve se sont brutalement dégradées en septembre, quand les parents du coureur ont appris que l'employeur avait fait appel d'une décision de la Sécurité sociale de considérer le décès de leur fils comme un accident du travail. La famille s'était pourtant battue pour cette reconnaissance, qui engendrait évidemment un surcoût pour les assurances de l'équipe.
La famille retrouve alors des do




