Menu
Libération

Les Verts prennent racine dans la crise

Article réservé aux abonnés
Foot. La Fédération épingle la gestion de l'Association sportive de Saint-Etienne.
par Eric MESMIN
publié le 31 décembre 2003 à 2h30
(mis à jour le 31 décembre 2003 à 2h30)

Lyon intérim

Depuis un an, les présidents se suivent à la tête de l'Association sportive de Saint-Etienne (ASSE). Les mauvaises finances du club, elles, se ressemblent. La commission d'appel de la direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) de la Fédération française de football (FFF) a confirmé, la semaine dernière, la relégation en National (3e division) ­ à titre conservatoire ­ du club, deuxième de Ligue 2 avec l'élite en point de mire. L'interdiction formelle de recrutement pendant le mercato (marché des transferts) a été maintenue.

C'est la gestion du portefeuille de l'ASSE qui est ici mise en cause. Dans son jugement, dont Libération s'est procuré une copie, l'instance de contrôle du foot professionnel français déplore les «écarts répétés entre les prévisions annoncées et les réalisations constatées». Et note que malgré les 2 millions d'euros ­ exigés par la DNCG pour finir d'éponger le déficit de la saison 2002-2003 de 8 millions d'euros ­ qu'ont apporté les nouveaux dirigeants, ceux-ci «n'ont fourni aucun engagement écrit d'intégrer, en cas de besoin, ces sommes au capital social, afin de conserver une situation nette positive».

Actionnaire mystère. Thomas Schmider, 42 ans, élu président des Verts le 18 décembre, au terme d'un savant jeu de quilles, voit là une argumentation «orientée» et va faire appel de la décision. Pour ce directeur général d'Atari (ex-Infogrames), «le club, d'un point de vue économique, n'a aucun problème». Personnage discret qui table sur u