Mieux vaut être uni pour partir à la guerre : fort de ce principe difficilement contestable, les divers promoteurs de la candidature de Paris aux JO d'été 2012 se sont livré vendredi à un spécial copinage propre à faire douter de l'existence de la fracture politique dans la France de 2004. Dans un salon du premier étage de la tour Eiffel, entre Michel Drucker, Monsieur Loyal à la bise contagieuse, Bertrand Delanoë, le maire de Paris, Jean-François Lamour, le ministre des Sports, Jean-Paul Huchon, président de la région Ile-de-France, Henri Sérandour, le président du Comité national olympique et sportif français ou encore Arnaud Lagardère venu apporter le «soutien sans faille des entreprises», ce ne furent qu'embrassades, accolades, compliments et brosse à reluire. C'est bien simple : ceux-là s'aiment vraiment «il y a de l'amitié entre nous» a dit Delanoë, et sans arrière-pensée puisque le seul objet de cette soudaine passion française c'est Paris. Ou plutôt les JO à Paris.
Ravi. Que du bénef' pour la région, d'après Huchon, notamment en matière de transports. «Avec les Jeux, vous verrez ce que vous verrez en 2012», a-t-il promis sans préciser si en cas d'échec renouvelé après la claque de 2008, les Franciliens devraient alors continuer à galérer dans le RER. Sérandour est ravi : le sport français a tout à gagner dans l'événement, a-t-il expliqué devant un aréopage de journalistes français et étrangers auxquels les organisateurs n'avaient pas laissé l'occasion de poser la




