Chahuté par une partie de la presse spécialisée au moment de l'annonce de sa sélection contre l'Irlande («Bon, ça va, on ne va pas encore parler de ça, ça commence à me casser les bonbons, ce sont les sélectionneurs, pas les journalistes, qui sélectionnent»), Christophe Dominici est à l'origine de la plus belle action du match. Cette relance de cinquante mètres de Nicolas Brusque, qu'il reviendra relayer dans les vingt-deux mètres irlandais pour, via une passe en cloche à Serge Betsen, envoyer Pascal Papé à l'essai.
Peut-on dire que vous avez répondu aux critiques de la meilleure façon qui soit sur le terrain ?
En dépit du coup d'éclat qu'a constitué cette relance de Nicolas Brusque, je ne suis pas très satisfait de mon match. Je trouve que j'ai fait beaucoup de fautes, manqué de précision. En attaque notamment, je n'ai pas assez pesé. Je sais quand je fais un bon match et quand j'en fais un mauvais. J'ai été entre les deux. Moyen.
Vous aviez pour mission, en l'absence de Tony Marsh, de sécuriser la ligne de trois-quarts...
Je pense que, derrière, nous ne nous en sommes pas mal sortis. Nous avons pesé au milieu du terrain et quand nous avons envoyé les ballons au large, nous sommes repartis assez vite. Nous avons senti derrière qu'à n'importe quel moment nous pouvions faire la différence. Si l'on s'en tient au score, 35-17, c'est un match de reprise correct pour l'équipe de France. Maintenant, il va falloir attendre le premier déplacement pour nous évaluer vraiment. C'est à l'extérieur que l'on voit réellement comment se comporte une équipe. Contre l'Irlande, on nous donnait vainqueurs à 95 %. Contre l'Italie, la semaine prochaine, ça doit tourner autour de 99 %.




