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Sochaux devant

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Foot. Le club de Peugeot brille en L1 et se frotte ce soir à l'Inter Milan en Coupe de l'UEFA.

Publié le 26/02/2004 à 23h25

Sochaux, envoyé spécial.

Ce soir, la paisible cité du Doubs (5 000 habitants) va une nouvelle fois multiplier sa population par quatre. La

raison ? Le seizième de finale de la Coupe de l'UEFA opposant l'équipe locale, le FC Sochaux-Montbéliard (FCSM), aux Italiens de l'Inter Milan. «C'est un parc des Princes que nous aurions pu remplir», explique un employé du club. Ils ne seront donc que 20 000 «privilégiés» au stade Bonal. L'enceinte ultramoderne, inaugurée il y a quatre ans, fait la fierté des Sochaliens : «Ici, il y a deux choses à voir, les usines Peugeot et Bonal», résume René, retraité de chez Peugeot et supporter du FCSM. L'arène jouxte l'usine : «Avant, nous passions même par le terrain pour accéder à l'usine», se souvient René.

«Belle au bois dormant». L'endroit est singulier, comme sorti d'un album photo jauni célébrant le foot d'autrefois. A Sochaux peut-être plus qu'ailleurs, l'histoire a un sens et ramène toujours à une même dynastie. «Le FCSM fut le premier club français à devenir professionnel en 1928, sous l'impulsion de Jean-Pierre Peugeot», raconte Fabien Dorier, attaché de presse du FCSM et auteur d'une histoire du club (1). Un club érigé comme un élément crucial de la politique sociale de Peugeot. Soixante-quatorze ans plus tard, le foot a changé, le professionnalisme explosé, mais le Lion reste le roi : «Quelque part, nous sommes tous des ouvriers de chez Peugeot», résume Benoît Pedretti, le capitaine international sochalien, dont le frère travaille aux us

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