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Portrait

Jason Robinson, le XIII lui a porté bonheur

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Publié le 26/03/2004 à 23h57

Même s'il n'est plus tout à fait aussi décisif qu'auparavant, Jason Robinson n'en demeure pas moins l'arme ultime d'une équipe d'Angleterre plus handicapée qu'elle ne l'aurait cru par la retraite (internationale) de son capitaine et deuxième ligne, Martin Johnson, la mise à l'écart de son flanker-gratteur Neil Back et l'absence (pour cause de blessure) de son ouvreur, Jonny Wilkinson.

Relance. C'est Robinson en effet, repositionné au centre («Uniquement pour pallier le forfait de Mike Tindall», dit-il), qui a signé le premier hat trick du tournoi 2004, lors d'un irrésistible week-end romain. Moins en vue contre l'Ecosse et surtout l'Irlande (où il avait fort à faire, confronté à la paire D'Arcy-O'Driscoll), il a retrouvé, contre Galles, sa place de prédilection, à l'arrière, s'offrant, en seconde période, une relance de 80 mètres.

Repéré dès 1999, par Clive Woodward, futur entraîneur champion du monde, alors qu'il évoluait en Rugby League, dans le club de Wigan (où il avait signé son premier contrat professionnel à l'âge de 17 ans), Jason Robinson constitue l'exemple type de ces transfuges treizistes appelés à réussir chez le cousin quinziste (les Australiens Wendell Sailor et Lote Tuqiri franchiront également le pas avec succès). Quelques mois seulement après avoir rejoint les Sharks de Sale (dont Philippe Saint-André est le nouveau manager), et alors qu'il n'avait joué que dix matchs, il honorait ainsi sa première sélection à quinze en 2001, partant, dans la foulée, en Austr

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