Trente-six ans après son père Michel, talonneur de l’équipe emmenée par Christian Carrère en 1968, Dimitri Yachvili vient de remporter un grand chelem dans le Tournoi des six nations (elles n’étaient alors que cinq) de rugby. Lui qui, pourtant présenté officiellement à Sydney comme le successeur de Fabien Galthié, s’était vu barré chez les Bleus par Jean-Baptiste Elissalde, avant de ne retrouver une place de titulaire contre l’Ecosse à Edimbourg qu’en raison de la blessure du demi de mêlée du Stade toulousain. Même s’il se revendiquait serein et partisan du principe de concurrence prôné par Bernard Laporte, le numéro 9 du Biarritz olympique était donc, plus qu’un autre peut-être, soumis à la pression avant ce France-Angleterre. D’autant que Sir Clive Woodward ne s’est pas privé d’en rajouter une couche, en désignant perfidement Fabien Galthié (retraité depuis la fin du Mondial), comme étant le joueur français qu’il craignait le plus. «Au début, Yachvili était sous pression, confirme le capitaine anglais Lawrence Dallaglio, mais il a pris confiance au fur et à mesure du match, réalisant une énorme première mi-temps.» Et une seconde tout à fait honorable, puisque, en marquant 19 des 24 points de l’équipe de France, Yachvili, élu par ailleurs «homme du match», est devenu le nouveau «Dimitri from Paris».
L'essai que vous marquez juste avant la pause est-il le fait d'une inspiration ou le résultat d'une action mûrement réfléchie ?
Nous savions que les Anglais étaient prenables




