En quatre ans passés hors du champ de la compétition, Marie-José Pérec, 36 ans, a visiblement eu le temps d'apprendre par coeur les us et coutumes d'une bonne communication. Lundi soir, au JT de TF1, la triple championne olympique (sur 400 m en 1992 et 1996, 200 m en 1996) et double championne du monde du 400 m a officiellement annoncé qu'elle raccrochait les crampons. La belle affaire !
Orfèvre. En réalité, cela fait quatre ans que ses crampons rouillent. Depuis sa dernière course, le 8 juillet 2000 à Nice, avec une troisième place. Pour son dernier succès sur le tour de piste, il faut remonter encore un peu plus dans le temps et se retrouver le 16 août 1996 à Cologne (Allemagne).
Lundi soir, «la» Pérec, comme on dit la Callas, est donc orfèvre en matière de dire, comme elle le fut en matière de courir. Elle déclare, à TF1 : «Ça fait quand même huit mois que je l'ai prise, cette décision.» Pourquoi l'officialiser lundi ? Pour, dans la foulée, annoncer qu'elle serait «consultante» pour l'autre chaîne privée du PAF, Canal +, avec d'autres champions ou médaillés olympiques.
Communication. En février 2003, il fut déjà essentiellement question de communication, lorsque la Fédération française d'athlétisme embarqua aux Etats-Unis quelques journalistes pour un «scoop» d'envergure : le retour en piste de Marie-José Pérec, à l'occasion des championnats du monde organisés au Stade de France en août. Pérec n'avait alors réalisé aucun temps permettant de situer son état de forme, mais la




