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Libération

Espagne-Portugal: un Ibère de trop

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Publié le 19/06/2004 à 1h08

Braga, envoyée spéciale.

Le match Espagne-Portugal de dimanche soir au stade Alvalade de Lisbonne ne durera pas qu'une heure et demie. Le coup de sifflet final de l'arbitre suédois Anders Frisk mettra fin à une véritable guéguerre de quatre jours entre les frères ennemis ibères. Car la surprise grecque, qui a mis d'entrée le pays hôte les deux genoux à terre avant de faire fléchir la fière équipe espagnole, a totalement modifié la donne du groupe A. Ce troisième match de la première phase aurait dû être une faena sans mise à mort entre deux équipes déjà qualifiées, un spectacle en rouge et or où l'on aurait admiré la beauté des passes, les «olé !» des uns répondant aux «tudo bem» des autres. On oublie.

Il y aura du sang dans l'arène. Les supporters espagnols l'entendaient peut-être comme ça, eux qui agitent des drapeaux tricolores recomposés, avec un taureau en guise de noir. Il faut dire que cette corrida avantage logiquement l'Espagne. Le Portugal, troisième de son groupe avec trois points, a l'obligation de gagner pour ne pas être éliminé de la compétition. L'Espagne, elle, peut se contenter d'un match nul. Elle pourrait même se qualifier en perdant : l'équipe de Inaki Saez pourrait voler la deuxième place du groupe à la Grèce si cette dernière perdait dans le même temps face à la Russie sur un score plus important. Personne n'y croit.

Gris-gris. La guerre des nerfs a donc débuté dès mercredi soir entre équipes et supporters. Chacun a regardé dans le rétroviseur pour déniche

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