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Arron brille bien seule parmi des Français encore pâles

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Publié le 28/06/2004 à 1h13

Villeneuve-d'Ascq (Nord)

envoyé spécial

Les athlètes français ont une nouvelle mission : faire oublier le triste spectacle offert par leurs compatriotes footballeurs. Vu la forme affichée par ceux qui s'étaient déplacés samedi au meeting de Villeneuve-d'Ascq, rien n'est acquis... «Je suis confiant et optimiste», commentait brièvement Robert Poirier, le directeur technique national (DTN). S'il faisait allusion à Christine Arron, on peut le comprendre. La Guadeloupéenne qui, pour la première fois de sa carrière, doublait sur 100 et 200 m, est repartie du Nord gonflée à bloc après deux victoires. D'abord sur sa distance de prédilection où elle a réalisé un prometteur 11''18 avec vent défavorable et surtout en dominant aisément le 200 m, avec un chrono (22''60) lui assurant les minima olympiques (déjà obtenus sur 100 m).

Déception. Arron devance une Muriel Hurtis humiliée mais, comme à l'ordinaire, de conduite impeccable. Bien qu'en tête du classement de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) sur le 200 m, devant l'Américaine Torri Edwards, Hurtis n'a rien pu faire contre son aînée de cinq ans : «Complexée vis-à-vis de Christine ? Non, juste déçue du chrono. Je ne pars pas assez fort dans le virage et après j'ai eu du mal à aller la chercher.»

D'après Guy Ontanon, son entraîneur, Arron pourrait bien renouveler son doublé à Athènes. Ce qui avec le relais 4 x 100 ­ si toutefois il y en a encore un (lire ci-dessous) ­ ferait beaucoup de courses. Les quelques espoirs de médail

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