Menu
Libération

Levée de Bouclier pour le Stade français

Réservé aux abonnés

Publié le 28/06/2004 à 1h13

Est-ce le Stade français qui, vainqueur 38-20, samedi, a remporté son deuxième titre national d'affilée (le quatrième en sept saisons), ou bien est-ce Perpignan qui l'a perdu par son inexistence sur la pelouse du Stade de France ? Dans les vestiaires, le capitaine parisien donnait sa réponse : «Dans le rugby, quand on prive l'adversaire de ballon, c'est beaucoup plus facile. Le combat en conquête a tourné en notre avantage et la gestion des ballons par nos trois-quarts a tout simplement été fabuleuse. Notre stratégie s'est déroulée superbement bien.» La tactique des Stadistes, élaborée pour la dernière fois par leur coach sud-africain Nick Mallett, a fonctionné si bien que de match il n'y eut point.

Au combat très engagé en mêlée et en touche promis, on eut droit à une lancinante balade des avants parisiens. Les Catalans, malheureux six ans plus tôt contre le même Stade français, n'ont jamais fait illusion. Sauf en fin de rencontre quand, le Bouclier de Brennus (trophée du champion de France) assuré, les Parisiens ont levé le pied. Un pied ­ celui de Diego Dominguez qui faisait également ses adieux ­ avait largement assuré le gain du match (cinq pénalités sur cinq réussies) avant le premier essai stadiste, par Bergamasco (53e), transformé par le métronome Dominguez, qui sortira peu après sous une standing ovation du public du Stade de France. Après un second essai de Corleto (60e), les joueurs du Stade français se relâchent, permettant aux Catalans de s'en sortir à peu près h

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique