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Libération

Transferts de l'OM : Robert Louis-Dreyfus mis en examen

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Publié le 01/07/2004 à 1h17

Sur les ondes de BFM, le 24 juin, Robert Louis-Dreyfus disait avoir «confiance dans la justice française». Ce qui n'empêchera pas le principal actionnaire de l'OM d'éprouver de l'hostilité à l'égard du juge d'instruction Frank Landou qui hier, avec une journée d'avance, l'a mis en examen pour «abus de biens sociaux» dans l'enquête sur plusieurs transferts douteux effectués entre 1997 et 1999. Le tout assorti d'un contrôle judiciaire et d'une caution de 1 million d'euros. «Juridiquement, ce n'est pas vraiment une surprise, ce qui ne veut pas dire que mon client n'est pas profondément choqué», nous expliquait il y a deux jours son avocate, Me Sophie Bottai. Le 6 avril «RLD» ­ son surnom ­s'était déjà expliqué au titre de témoin assisté sur sa responsabilité dans des transferts irréguliers, le juge soupçonnant des surfacturations destinées à régler des rémunérations occultes : il s'agit des cas du Ghanéen Arthur Moses, du Paraguayen Ricardo Rojas, de l'Ivoirien Ibrahima Bakayoko, de l'Italien Fabrizio Ravanelli, des Argentins Pablo Calendria et Daniel Montenegro mais aussi du Français Sébastien Perez. Alors que sept acteurs du dossier ont déjà été mis en examen anciens dirigeants comme Yves Marchand et Jean-Michel Roussier, intermédiaires comme Gilbert Sau et Bernard Ameiras ou l'ancien coach du club Rolland Courbis ­ RLD était ressorti du bureau du juge en nourrissant encore l'espoir d'échapper à des poursuites.

Paradoxe. Mais entre-temps Frank Landou a décortiqué les résultats

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