Athènes correspondance
Le onze bicolore est entré dans l'Histoire par la grande porte. Hier, la ville d'Athènes lui a ouvert les grilles du prestigieux stade de marbre des Jeux de 1896. La presse du jour les a déjà qualifiés de «divins» et d'«immortels». Emotion, euphorie, triomphe, dans les tribunes. Autant de sentiments mêlés teintés, tout de même, d'une certaine perplexité. «Cette victoire est magnifique, mais elle ne correspond tellement pas à la réalité du sport en Grèce!» concède Nikos, un supporter. La preuve par une autre image: le mois dernier, Christian Karembeu s'en est allé, lui, par la petite porte. A 33 ans, le milieu de terrain français a quitté l'Olympiakos le Pirée. Selon des sources proches du club, on lui aurait refusé une augmentation. Après trois ans en Grèce, l'international français a commencé à se sentir à l'étroit dans un championnat national exsangue et sans horizon européen.
Sans stade. La saison dernière, le club le plus puissant de Grèce (30 millions d'euros de budget) était pratiquement à la rue. Pendant la reconstruction de son stade historique de Karaiskaki pour cause de Jeux olympiques, Christian Karembeu et les siens ont dû poser leurs crampons dans un petit stade de location, à Rizoupoli, dans le nord de la ville. «Et encore, nous avons de la chance, nous au moins nous aurons un stade flambant neuf à la rentrée...» essayait de s'enthousiasmer, lors du dernier entraînement de la saison, Alex, l'un des 65 000 supporters officiellement recensés




