(envoyé spécial à Namur)
Durant ce Tour, Libération va à la rencontre des jeunes professionnels français qui, malgré un sport abîmé par le dopage, ont embrassé la carrière et gardé foi dans le métier.
Une semaine avant le départ du Tour, Thomas Voeckler (Brioches-La Boulangère) est devenu champion de France sur route. La tunique tricolore sur les épaules, il y va franco : «Je veux parler pour tous ceux qui gardent le moral malgré les affaires. Notre sport a besoin de sang neuf et une nouvelle génération arrive qui se sort les tripes à chaque course.» La veille, à l'occasion d'une réunion du syndicat des coureurs, il avait mouché Cédric Vasseur, impliqué dans l'affaire Cofidis, venu répéter qu'il était innocent : «Plutôt que d'aller en Italie voir un médecin (soupçonné de lui avoir fourni des produits dopants, ndlr), il aurait pu me demander une adresse. Il y a de bons toubibs au CHU de Nantes», dit l'Alsacien de naissance.
Rassembleur. A 25 ans, Thomas Voeckler est un peu devenu le porte-drapeau de sa génération. Un rassembleur, selon un de ses coéquipiers : «Il nous motive quand ça ne va pas trop. Grâce à lui, un groupe s'est forgé.» Voeckler a un tempérament bien trempé et un moral de battant. Hors de la route si besoin est. Pour lui, qui a lu le «serment des coureurs» au départ de la première étape, il n'y a pas de place pour l'équivoque : «Si je ne peux pas pratiquer mon sport comme je l'entends, sainement et dans un esprit de solidarité irréprochable, j'arrêterai. Il ne fa




