Sotteville-lès-Rouen, envoyé spécial.
Malgré un temps hésitant souvent entre le subtropical et le sous-marinal, les championnats de France d'athlétisme ont été formidables. On était venu y voir des performances moyennes dans l'ensemble et on y a entendu de la métaphysique. Ainsi Marc Raquil, samedi, à l'issue de sa demi-finale remporté en 46''52, auteur de l'anthologique : «Je sais d'où je viens mais où je vais, c'est encore un peu flou.» Vertigineux, même si le médaillé de bronze du 400 m des Mondiaux parlait de son difficile retour à la meilleure forme. Il aurait pu d'ailleurs ajouter : «Et dans quel état j'erre ?», si on considère son parcours un rien chaotique depuis le sacre du stade de France et l'euphorie médiatique qui s'en est suivi.
Hier, Raquil a eu une première réponse à sa terrible interrogation : il ira probablement à Athènes. Champion de France en 46''23, on voit mal comment Robert Poirier ne l'intégrerait pas dans le relais 4x400 m et c'est là que les merveilles des réglementations font le reste : tous les relayeurs auront en effet le droit de s'aligner dans les épreuves individuelles s'ils ont satisfait aux minima olympiques de la Fédération internationale (IAAF) au 1er janvier 2003 en l'occurrence 45''55 au 400 m, et Raquil entre dans cette catégorie et non ceux de la FFA (45''15). Raquil, qui se voit en d'Artagnan du tartan, jure ne pas vouloir passer par la petite porte. Donc, vendredi prochain dernier carat, il devra courir en moins de 45''15 au me




