Yokohama, envoyé spécial.
Créé en 1997 par un Brésilien, le «pride» («fierté») est devenu en quelques années un sport de combat majeur au Japon. Dream Stage Entertainment (DSE) est la compagnie qui promeut le pride depuis six ans. Aujourd'hui, la société nippone organise dix réunions de combat libre par an (lire ci-contre). Une vraie manne financière grâce aux combats devant les 90 000 spectateurs du Tokyo Dôme (60 à 800 dollars la place), organisés habituellement le 31 décembre, auxquels viennent s'ajouter les recettes du pay-per-view, la télévision à péage (30 dollars la séance). Les galas sont de plus en plus prisés dans le reste de l'Asie et aux Etats-Unis. «On préfère parler de MMA [mixed martial arts] que de combat libre qui a une connotation de bataille de rue», explique Sotaro Shinoda, le vice-président de DSE.
Primes secrètes. Avec le K1 (kick-boxing amélioré), le pride est devenu le sport majeur de combat au Japon, dépassant désormais largement l'audience du judo ou du sumo. «Après la Deuxième Guerre mondiale, le catch nippon était très populaire car des Japonais battaient des Américains. Ce qui était vécu comme une vraie libération dans le climat de défaite et de traumatisme. L'évolution logique est aujourd'hui le pride. On a déjà diffusé notre programme sur une chaîne hertzienne japonaise en prime time. Ce qui serait impensable, à cause de la violence, aux Etats-Unis», explique le représentant de DSE qui est également très fier de son produit dérivé, Pride FC, le j




