Champion du monde du 400 mètres en 2003 et champion olympique du 4 x 400 mètres en 2000, l'Américain Jerome Young, 28 ans dans une semaine, s'est brusquement retrouvé tout près de la retraite sportive forcée. Dans son édition dominicale, le quotidien L'Equipe révélait hier que le coureur avait subi un contrôle antidopage positif à l'EPO (erythropoïétine) lors de la réunion de Paris Saint-Denis, le 23 juillet, sur la piste où il conquit son titre mondial.
Quelques heures plus tard, l'information était confirmée officiellement. Cela vaut à Young d'avoir le triste privilège d'être officiellement le premier sprinter positif à l'EPO sa compatriote Kelli White, championne du monde des 100 et 200 mètres, est également suspendue deux ans, mais après un contrôle positif à un psychostimulant (Modafinil). L'échantillon A a été contrôlé par le Laboratoire national de dépistage du dopage de Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine), l'échantillon B par le laboratoire de Lausanne (Suisse).
Young était déjà sous le coup d'une procédure après avoir subi un contrôle positif à la nandrolone, en juin 1999. S'il avait pu participer aux JO de Sydney 2000, c'est que la fédération américaine n'avait pas osé prendre le risque juridique de le suspendre à titre conservatoire en attendant la fin de la procédure disciplinaire.
Une procédure interminable car le 29 juin, le tribunal arbitral du sport, saisi par la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF), a jugé que l'Américain aurait en fait dû être suspend




