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Libération

L'ultime trophée d'El-Guerrouj

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Publié le 24/08/2004 à 1h52

(envoyé spécial à Athènes)

Les journalistes qui assistaient au meeting de Lausanne le 5 juillet n'ont pas oublié la conférence de presse d'Hicham el-Guerrouj. Evoquant sa défaite quelques jours plus tôt dans le 1 500 m de Rome, remporté par le Bahreïnien Rachid Ramzi, le recordman (3'26''00) et triple champion du monde (1997, 1999, 2001) de la distance s'était mis à pleurer. Le Marocain a eu une saison difficile. Il a même failli déclarer forfait pour Athènes en raison de problèmes respiratoires récurrents liés, semble-t-il, à des allergies.

Trois titres glanés dans la presse ces derniers mois situent assez bien les tourments de l'intéressé : «El-Guerrouj s'est fait peur», «Je suis inquiet», «Je suis serein.» Le sera-t-il ce soir au moment de disputer sa troisième finale des JO ? Désigné plusieurs fois athlète de l'année par la Fédération internationale (IAAF), riche, respecté et idolâtré chez lui, El-Guerrouj a eu tous les bonheurs, tous les succès. Sauf un : l'or olympique. C'est sa «malédiction» à lui, pour reprendre le terme de Christine Arron. A quelques jours de ses 30 ans, El-Guerrouj veut vaincre le signe indien.

A Atlanta, rétrospectivement, il se trouvait trop jeune pour pouvoir inquiéter l'Algérien Noureddine Morceli. A Sydney, battu par le Kenyan Ngeny, il n'a pas beaucoup d'excuses, hors la pression de l'événement. Athènes devait marquer l'apothéose d'une carrière déjà bien remplie. Mehdi Baala, l'Alsacien vice-champion du monde de Paris, n'est pas là, éliminé par

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