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Paralympiques, jeux parallèles

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4000 athlètes de 146 pays : la compétition handisport débute à Athènes dans les traces des JO.

Publié le 17/09/2004 à 2h11

Athènes, correspondance.

Le pavillon C9, celui réservé aux judokas, fait déjà du bruit au village olympique. Dans les appartements, tout le monde se chambre. Gérard Sollo, qui déambule en slip moulant, a été surnommé «Gégé, le roi de l'élégance». Sébastien Le Meaux essaie de garder son sérieux. Pendant l'interview, un camarade lui balance une chaussure en lui disant que son téléphone portable sonne. Ici, pas de tabou. Tous les athlètes dans la pièce sont non ou malvoyants. Le judo est seulement ouvert aux déficients visuels aux paralympiques. Au dojo d'Ano Liossia, seules les surfaces des sols ont été changées, pour permettre aux athlètes de se repérer. «Sinon, c'est la même chose que pour les valides. A peine arrivés, on sent une vraie tension. On commence à jauger nos adversaires à la pesée, à l'entraînement et même au réfectoire», explique Sébastien Le Meaux (catégorie moins de 100 kg), l'un des 141 Français en lice. On se sent obligé de préciser que ces athlètes sont «comme les autres». Eux évidemment n'en demandent pas tant.

Progrès. Pour leur XIIe édition, les Jeux paralympiques qui commencent aujourd'hui à Athènes et se disputeront jusqu'au 28 septembre (1) aimeraient vraiment s'afficher comme le «deuxième événement mondial» du calendrier sportif. Derrière les JO qui se sont achevés il y a trois semaines, mais devant la Coupe du monde de foot... Quantitativement, c'est le cas. «Mais en réalité, malgré 19 sports et 4 000 athlètes de 146 pays, on n'y est pas encore, comme

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