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Et El Cid entra à Nîmes

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Le torero a triomphé à la feria des Vendanges, où El Juli, Rincón et El Fundi ont aussi brillé.

Publié le 23/09/2004 à 2h15

Nîmes, envoyé spécial.

El Juli est un chien. Rien de péjoratif là-dedans. El Juli est un chien qui chasse et ne lâche rien. Vendredi à Nîmes, face à deux toros de Fuente Ymbro qui braconnaient à grands coups de tête, l'ardeur incombustible d'El Juli était celle d'un novillero. Un novillero en mal de reconnaissance, et qui chercherait à faire son trou dans la chasse gardée de la corrida. Sauf que El Juli a la technique, la vista, la reconnaissance, de l'argent plein ses malles, des propriétés à n'en plus finir et que le garde-chasse, c'est lui.

Avec tout son acquis et une saison qui doit peser lourd en toros combattus et en milliers de kilomètres abattus, El Juli aurait pu toréer les coriaces Protestón et Lavandero comme un sénateur. On en connaît des dizaines qui auraient traité de loin ces deux emmerdeurs et ne seraient jamais entrés dans leur imbroglio. Ç'aurait été mal connaître El Juli, qui met sa truffe dans les taillis les plus épineux. Dont Protestón. Il attaquait franchement, mais, dans la passe, balançait de violents coups de corne. El Juli se fera même arracher deux fois sa muleta. Voir El Juli se faire désarmer est une occurrence rarissime, qui signale bien la difficulté de ce Fuente Ymbro. El Juli le dominera à force de le traquer pour lui arracher une fin de faena bien liée et une énorme passe en rond. Elle était la signature en bas de page de son pouvoir. Faute de l'abattre du premier coup, il ne coupe pas d'oreille. Il coupera par contre celle de Lavandero.

A sa

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