L'équipe de France jouera très gros, demain, face à la République d'Irlande au Stade de France. Après des débuts pour le moins mitigés deux nuls à domicile et une victoire aux Féroé à la tête des Bleus, le sélectionneur, Raymond Domenech, revient sur sa fonction.
Au bout de trois mois, que pouvez-vous dire sur le métier de sélectionneur ?
Composer une équipe, préparer un entraînement et supporter le poids d'un résultat : le boulot est identique à celui de sélectionneur des Espoirs (qu'il a occupé entre 1993 et 2004, ndlr). La différence, c'est l'impact de la fonction auprès des médias et du public. La pression est énorme.
Vous passez pourtant pour un «communicant».
La communication, je ne sais plus ce que ça veut dire. Je suis en porte-à-faux : j'essaye de débattre sur des idées, je suis repris sur des mots. Il est logique que mes prédécesseurs (Jacques Santini et surtout Roger Lemerre) se soient contentés d'une communication limitée. Comme en politique, c'est la phrase accrocheuse que cherchent les médias. A croire que le débat d'idées n'intéresse personne.
L'équipe de France est-elle le lieu pour les débats d'idées ?
Mais complètement. C'est même un endroit privilégié pour ça. Chacun apporte son expérience, à charge pour le sélectionneur de faire le lien entre elles. Chacun s'exprime, puis surgit une idée commune. A ce propos, je préfère un gars qui me dit : «Je ne comprends rien à ce que vous voulez me faire faire.» Là, on




