C'est animés d'un esprit revanchard que les six clubs du Top 16 qualifiés en Coupe d'Europe (Biarritz, Bourgoin, Castres, Perpignan, le Stade Français et Toulouse), entament aujourd'hui une Xe campagne européenne. «Sa longévité est la preuve que cette compétition a su trouver sa place», assure Jean-Pierre Lux, président de la Fédération européenne de rugby (ERC).
Amère. La saison dernière, le rugby français ne s'était guère illustré, puisque Toulouse, alors tenant du titre, s'était incliné en finale à Twickenham face aux London Wasps de Lawrence Dallaglio, tandis que le Stade français et Biarritz échouaient respectivement en quart et en demi-finale. Défaite d'autant plus amère pour les Toulousains, deux fois vainqueurs (1996, 2003) d'une épreuve dont ils n'ont par ailleurs pas manqué une seule édition (63 matchs : 44 victoires, 1 nul, 18 défaites), qu'elle a été suivie d'une seconde contre-performance en championnat qui a privé les Rouge et Noir d'un bouclier de Brennus après lequel ils courent depuis trois ans.
La tâche des Haut-Garonnais ne s'annonce pas aisée pour autant. Bien que placés dans une poule (3) à leur portée, ils se déplacent à Llanelli, autre club habitué des joutes européennes. Même si les Gallois ne sont pas au mieux (ils ont perdu deux de leurs trois derniers matchs à domicile en Ligue celte), le staff technique toulousain se méfie, inquiet au sortir de la défaite à Clermont-Ferrand samedi dernier. «Avec trois cartons jaunes, nous avons pêché en matière de d




