Marseille correspondance
Deux fois en trois jours, c'est la posologie imposée cette semaine aux deux meilleurs ennemis du foot français. Dimanche, premier round au parc des Princes, où le PSG affronte l'OM pour le compte de la 13e journée de Ligue 1. Mercredi, rebelote. Mais au stade Vélodrome cette fois, pour un 16e de finale de la Coupe de la Ligue. L'ambiance sera très différente selon que les joueurs marseillais auront, ou non, réussi à vaincre l'espèce de malédiction qui, depuis avril 2002, les empêche de battre Paris. Cette rivalité coûte cher mais rapporte gros à l'OM. «S'il n'y avait que des OM-PSG, la vie économique du club serait plus facile», admet Christophe Bouchet, le président marseillais. Ces matchs coûtent plus cher à organiser, «environ 150 000 euros de frais supplémentaires, notamment pour la sécurité», avoue Bouchet, mais ils sont toujours parmi les plus rentables de la saison, en termes d'affluence, de couverture médiatique et de rentrées publicitaires... Bénéficiaire pour la première fois depuis des lustres, le compte d'exploitation de l'OM a besoin de ces temps forts pour garder la santé.
Surtout quand l'OM n'est pas européen, comme cette saison. Finaliste malheureux de Coupe de l'UEFA en mai, le club avait engrangé 34 millions d'euros supplémentaires. Est-ce pour compenser ce manque à gagner qu'il vient de se séparer de sa régie, Havas Sport France, dont le contrat courait pourtant jusqu'en 2007 ? «C'est un changement d'orientation stratégique», concède




