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Libération

Mehmet Bazdarevic, la défaite en souriant.

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Publié le 20/11/2004 à 3h05

Au début de la saison, Mehmet Bazdarevic, l'entraîneur bosniaque d'Istres, promu en Ligue 1 pour la première fois de son histoire, estimait qu'il allait falloir que ces joueurs jouent «à 120 %» pour faire bonne figure parmi l'élite (Libération du 7 août). Après 14 journées, et à la veille de recevoir Metz, Istres n'a toujours pas remporté la moindre victoire et fait office de lanterne rouge de la L1. Bazdarevic veut continuer à y croire et balaye avec sincérité la critique : «A la place où je suis, je ne peux pas être démago. Donc je peux vous dire que face au PSG, Lyon ou Auxerre, on a fait de très bons matchs, et qu'avec une vraie expérience de la Ligue 1 on aurait même pu gagner 3-0. C'est rageant, car nous ne sommes pas récompensés. Franchement, on mérite une victoire, mais c'est aussi cela apprendre le métier.»

«Injustice».

Le métier, pourtant, cet ancien international le connaît sur le bout des crampons pour l'avoir pratiqué pendant vingt et un ans à Sochaux, comme joueur puis comme formateur. Arrivé dans les Bouches-du-Rhône l'année passée, il a conduit Istres, à la surprise générale, vers l'élite : «Quand je suis arrivé, mon objectif était le maintien en Ligue 2 et Istres était davantage habitué à naviguer entre la deuxième et la troisième division.»

Avec un effectif renouvelé pratiquement à 100 % et des recrues «gratuites faute de moyens», le football club Istres Ouest Provence ­ le plus petit budget de la L1 (11 millions d'euros) ­ a dû s'adapter à son nouveau statut

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