Londres de notre correspondante
C'est gris, noir, sinistre, les plaies industrielles de cette zone de l'est de Londres s'offrent au regard : hangars délabrés, vieilles usines, bâtiments de guingois. Au coeur de l'immense espace de 750 hectares, la future gare du TGV, Stratford International, s'ébauche. Sur le flanc gauche, une surréaliste résidence d'étudiants de brique rouge, perdue dans l'immense chantier du site que les Britanniques ont placé au coeur de leur projet olympique, est appelée à disparaître. Il faut tenter de deviner le cours de la Lea, enfouie, qui se jette dans la Tamise et dont les berges furent des lieux de pâturage il y a près de deux siècles. Au loin, comme une coupe franche dans la ville, on aperçoit le London Eye, l'immense roue du coeur de Londres, le Gherkin, magique bâtiment en forme de concombre construit par Norman Foster, qui renvoie les lumières du ciel, et à 3 kilomètres, au sud, la zone entièrement rénovée de Canary Wharf.
Pour «vendre» la candidature de Londres aux Jeux de 2012, les promoteurs du projet conduisent les visiteurs au sommet du toit d'une tour, en lisière du site, qui offre une vision saisissante de ce que serait l'organisation de ces JO. Dans ce parc, devraient être construits un stade pouvant accueillir 80 000 spectateurs, un vélodrome, le village olympique prévu pour héberger 17 000 athlètes, un centre aquatique...
Remodelage urbain. Comme ses concurrentes, la capitale britannique se bat sur l'héritage qu'elle laissera ainsi aux




