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Portrait

Rokocoko, un Kiwi qui file à tire-d'aile.

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Le jeune Fidjien, connu pour sa capacité d'esquive et de feinte, a marqué 27 essais en 22 sélections.

Publié le 27/11/2004 à 3h12

Rien ne l'agace plus que lorsqu'on dit de lui qu'il est le «nouveau Lomu». «Jonah c'est Jonah, coupe-t-il, un rugbyman de classe mondiale pour lequel j'éprouve un immense respect. Moi, je ne suis que Joe. Et Joe a encore beaucoup à prouver.» Il est vrai que du haut de son mètre quatre-vingt-neuf (pour 100 kilos), le trois-quarts aile des All Blacks Joe Rokocoko (prononcer «rok-o-ssoko») fait figure de gringalet à côté du mètre quatre-vingt-seize (pour 122 kilos) dont se réclame Lomu, le buffalo tongien. Rokocoko se rapprochant plus de son cousin fidjien Joeli Vidiri, ailier star des Auckland Blues dans les années 90, qui endossa avant lui le maillot noir à fougère argentée.

Instituteur convaincant. Plutôt longiligne donc, Joe Rokocoko ne cherche pas à culbuter tout ce qui pourrait se mettre en travers d'une course prévisible, comme son illustre prédécesseur à l'aile des Kiwis, privilégiant plutôt l'esquive au détriment de l'affrontement. Un peu à la manière de Jason Robinson, l'arrière Speedy Gonzales du XV d'Angleterre, avec lequel il partage cette capacité rare à feinter, voire scotcher, plusieurs adversaires dans un couloir de 50 centimètres de large. Peut-être parce que, comme le capitaine de l'équipe de Sale, il a commencé par le rugby à treize, sport exigeant où, contrairement aux idées reçues, il est de bon ton d'essayer de se faufiler dès que le moindre espace se dégage. Venu au rugby à quinze, à cause d'un instituteur convaincant, il a fini par taper dans l'oeil d'un

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