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Jones l'or sali

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Victor Conte, le sulfureux patron des laboratoires Balco, accuse l¹athlète américaine de s¹être dopée aux stéroïdes avant les JO de Sydney en 2000.

Publié le 04/12/2004 à 3h19

Washington de notre correspondant

Victor Conte, 53 ans et des allures pépères (moustache, lunettes, calvitie), ne court probablement pas très vite et ne saute probablement pas très haut. Il est pourtant ces jours-ci un personnage en vue de l'athlétisme américain. Inculpé en février pour avoir distribué des stéroïdes d'un genre nouveau, la THG, le patron du laboratoire Balco a en effet décidé de ne pas tomber seul. Alors, il éclabousse.

Il est apparu jeudi soir dans l'émission 20/20 d'ABC, pour accuser le monde de l'athlétisme d'être complètement corrompu par l'usage des anabolisants. Contourner les tests antidopage n'est, selon lui, pas tellement plus compliqué que de «retirer un bonbon des mains d'un bébé». Il n'a pas hésité à lâcher des noms, expliquant qu'il avait concocté des régimes pour quelques stars, comme la sprinteuse la plus rapide du monde, Marion Jones (cinq médailles aux JO de Sydney en 2000, dont trois d'or), Kelli White ou Tim Montgomery, recordman du monde du 100 mètres en 2002 (et père du fils de 18 mois de Marion Jones). «Les JO sont une vaste fraude», a-t-il conclu. Pour faire date, Conte a raconté dans le détail sa vie de dopeur dans un article publié hier dans ESPN Magazine.

«Quadriceps». Ce sont les accusations contre Marion Jones qui soulèvent le plus d'émotion. Son nom est cité dans des documents codés trouvés chez Balco, elle a reçu un mystérieux chèque du laboratoire, et son ex-mari, le lanceur de poids C. J. Hunter, a raconté qu'elle avait croqué des

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