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Pour El Juli, l'hiver au chaud à Mexico

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Tradition respectée au pays des Aztèques: excès, passion et micmacs sont au rendez-vous.

Publié le 24/02/2005 à 0h43

Roberto Domínguez, ex-torero, est un chaud partisan du salón. Il le conseille à El Juli dont il conduit la carrière. Pour Domínguez, qui beaucoup pratiqué cette tauromachie à blanc dans celui de son oncle Fernando à Ségovie, il faut toréer de salón, le matin, l'après-midi, la nuit, dans sa tête, devant les vaches de tienta, en marchant, en s'endormant et, si possible, en rêvant. Résultat: le titre du compte rendu de la corrida du 5 février à Mexico, dans la revue 6 Toros 6: «El Juli a toréé de salón.» De salón, mais devant le toro Trojano, 501 kilos, de l'élevage Monte Cristo, gracié à la demande du public après une faena magistrale d'El Juli, qui l'a reconduit au toril en le toréant à genoux. «La faena de sa vie», selon le critique Del Moral, un «zénith», selon le torero.

L'emballement taurin, qui n'y va pas de main morte avec l'insurpassable, accorde régulièrement aux grands toreros plusieurs faenas d'exception dont ils se font plaisir de faire règle pour confondre la grandiloquence. El Juli par exemple. A Mexico, il a déjà à son actif au moins trois «faenas de sa vie». Celle du 5 février dernier, celle du 5 février 2002 où, malgré la concurrence du match de foot entre les Aigles d'Amérique de Mexico et les Cabris Rayés de Guadalajara, il a rempli la Monumental et coupé deux oreilles et la queue à Rey de Oros, un toro de Reyes Huerta. Cette programmation un jour de grand match avait été à l'époque considérée par son entourage comme un coup bas. Accréditée aussi dans son pan

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