C'est une équipe anglaise traumatisée par l'accident du pilier de Leicester, Matt Hampson, gravement blessé au cou lors d'un entraînement avec opposition contre les moins de 21 ans (il est hospitalisé dans un état «critique mais stable»), qui reçoit, à Twickenham, une équipe d'Ecosse qui, comme elle, ne compte qu'une seule victoire contre l'Italie. Il n'est pas exclu que les hommes de Matt Williams, qui n'ont plus gagné à Londres depuis vingt-deux ans, se surpassent afin de créer une improbable sensation face à un champion du monde un rien chancelant, qui vient d'apprendre avec consternation que son capitaine et ouvreur, Jonny Wilkinson, s'est blessé une énième fois avec son club, Newcastle (Wilkinson n'a plus joué en sélection depuis la finale du mondial 2003 à Sydney).
A 200 kilomètres de la capitale anglaise, au Millennium Stadium de Cardiff, c'est la finale du tournoi qui se joue entre le pays de Galles et l'Irlande, favorite des bookmakers au début de la compétition. Si les locaux sont toujours en course pour l'obtention du Grand Chelem (leur dernier remonte à 1978), les visiteurs peuvent encore prétendre remporter la Triple Couronne (trophée récompensant la meilleure équipe anglo-saxonne, dont ils sont détenteurs) et même le Tournoi, à condition de vaincre avec un minimum de 13 points d'écart.
Seulement, les Gallois qui viennent d'atomiser l'Ecosse à Murrayfield (46-22) n'ont pas l'intention de faillir au pied du dernier obstacle. Auteurs de 15 essais en quatre match




