Jérusalem de notre correspondant
A la veille d'Israël-France, match capital pour les deux équipes dans la perspective du Mondial 2006, l'écrivain Haïm Baram, chroniqueur sportif à Radio Jérusalem et dans Kol Hair («la voix de la ville», à Jérusalem), où il écrit chaque semaine un papier politique et un papier sportif, se décrit comme un «fou de foot». Dans le pays, les gens ne vont pas (ou plus) au stade. Pourtant, le football demeure le sport national avec une grosse consommation télévisuelle et des suppléments sportifs conséquents dans les quotidiens, même dans le très sérieux Haaretz. «S'il y a 50 000 spectateurs dans les stades, toutes divisions confondues, c'est bien le diable. Ce n'est pas Old Trafford», déplore Haïm Baram, qui met plus haut que tout le foot anglais et Maradona pleurant sa déchéance.
Boulets. Haïm Baram est absolu en tout. En sport comme en politique. Et «rouge» en tout. Ancien commentateur de foot à la télévision israélienne, il appartient à l'aristocratie «rouge» d'Israël (désormais trop rose, à son goût). Un père, Moché, tout-puissant membre de l'appareil travailliste, ancien ministre ; un frère, Ouzi, lui aussi ancien ministre et ancien secrétaire général du Parti travailliste. Haïm, lui, se contente de tirer à boulets (forcément) rouges sur tout ce qui bouge : le Parti travailliste, Ariel Sharon, le «thatchérisme ambiant» des élites «sociales-démocrates nationalistes», le «foot bunker», les clubs «bourgeois et snobs» (tel le Maccabi Tel-Aviv) ou «




